Marielle Femme de prisonnier


Août 1939. Le dernier jour des vacances, Marielle découvre qu’elle est enceinte. Trois jours plus tard, Jacques, son mari, est envoyé sur le front et il laisse le foyer aux mains de sa femme. En proie à une profonde solitude, Marielle se tourne vers Germaine, sa belle-soeur, le seul soutien qui lui reste. Liées par leur statut d’épouses sans époux, elles vont s’épauler dans l’adversité. Rapidement, toute la ville bascule dans un univers de turbulences, de privations et de restrictions ; les relations sociales se réduisent et la vie d’une femme seule avec un enfant s’avère particulièrement douloureuse.
Les mois s’égrènent… Désillusions, espoirs, découragements. Marielle finit par s’accommoder de l’absence de son mari, une absence qui grignote insidieusement sa vie et son cœur. Aux yeux de tous, elle devient une femme de prisonnier, portant l’honneur d’une famille et d’un homme absent. Animée par une sourde énergie, elle dépassera les critiques, les rumeurs pernicieuses et les conventions sociales pour trouver son propre chemin.
Lorsque Jacques rentre enfin de captivité, il découvre une Marielle autonome, réfléchie, plus décidée que celle qu’il avait laissée sur le quai de la gare, six ans plus tôt. Elle sait désormais ce qu’elle attend de la vie. Elle a même usé de son droit de vote, tout neuf, aux élections municipales !
Dans ce premier roman, Jean-Marie Mignon signe le remarquable portrait d’une héroïne qui, comme beaucoup de femmes à cette époque, a vécu, à travers les événements dramatiques, une tragédie intime et sociale.
 
 Editeur : Editions Lucien Souny, 189 p.,2013
 Collection : Romans du terroir

2 commentaires:

Valérie M a dit…

J'ai juste eu l'impression de connaître cette Marielle ...pourtant, je n'ai pas connu cette époque, mais peut-être ce roman me rappelle t-il des anecdotes, des souvenirs d'enfance que ma mère me rapportait?
Cette impression de proximité m'a donné envie de lire la suite, comme une saga , de générations en générations ... bien que chaque roman puisse être lu séparément! D'une écriture simple et fluide, chaque histoire nous tient en haleine et se lit d'une traite. J'attends le prochain roman avec impatience!

Anonyme a dit…

Cet hiver, le roman de Jean-Marie MIGNON, Marielle. Femme du prisonnier était un des cinq romans francais que nous avons lu dans notre cercle de lecture (dans le cadre de L´Alliance Francaise d´Örebro, Suède). En somme nous sommes 15 lectrices de 50 ans à 75 ans qui participent au cercle et qui se voient après pour discuter et évaluer les titres actuels.

Le roman Marielle a été très bien recu et très apprécié par nous. Nous avons trouvé une histoire émouvante et intéressante , écrite dans un style facile à suivre et ce que nous avons d´abord estimé c´était de suivre les évenements dela deuxième guerre par la vie quotidienne des femmes; la vie de tous les jours (enfants, amies, taches ménagères, conflits, amours) sur un fond réel . J-M Mignon nous a revelé des faits qui sont peut-être très connus pour vous les francais mais plus ou moins inconnus pour nous les suédois.
Ce récit chronologique et classique nous paraït très agréable à lire et sans être ”simple” il nous a donné une idée plus profonde de la vie quotidienne de quelques familles de Limoges dans des années quarante. Nous le recommandons vivement!

Enregistrer un commentaire