Les Amis Egarés


Deux amis d'enfance, fils de parents aisés, unis pour faire les quatre cents coups et prêts à s’empoigner pour la conquête d’un jupon, voient leur avenir professionnel tranquillement se dessiner.
Damien a intégré un cabinet d’avocats d’affaires et Jean-Joseph a endossé la responsabilité commerciale de la scierie familiale. Si le premier, entreprenant et délesté de bonnes manières, se jette dans la vie avec bonheur, le second, encore très attaché au regard de ses parents, navigue à vue dans les décisions à prendre.
Quand Ariane et Sophie apparaissent, les deux garçons s’efforcent, chacun puisant dans son arsenal de séduction, d’avoir le dernier mot.
Entre les chevauchées amoureuses dans la forêt, son accession à la direction des scieries et l’accident d’une jeune Manouche dans lequel il se sent profondément impliqué, Jean-Joseph plonge doucement dans une tragédie qui n’en a pas l’air.
Mais il ne sait pas encore qu’il y a toujours, dans cette folie pleine d’éclats, comme un apaisement après la tempête.

Edit : Editions Lucien Souny, 2 juin 2017
Coll. : Le chant des pays

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Dans ce nouvel ouvrage, Jean Marie Mignon nous conte les péripéties de Jean-Joseph, un personnage attachant et un brin énervant. Une histoire pleine de rebondissements où il est difficile de s'arrêter de lire tant qu'on ne l'a pas terminé. On retrouve un sens du détail poussé tant dans la narration que dans la description des lieux comme dans tous ces romans.

Henri a dit…

Bien en terre limousine (comme dans ses précédents romans) , les chevauchées dans les Monédières apaisent Jean-Jo: son entrée dans la vie adulte si compliquée dans sa profession comme sentimentalement! Et le gitan perturbateur est bien vu avec son rêve de vent qui dynamise. Les événements entraînent le lecteur qui espère sans trop y croire une fin heureuse.

Claire Hall a dit…

Je n’ai pas aimé le titre : Des amis égarés . Je ne trouve aucun personnage égaré. Peut-être indécis ou sur le point de construire des repères de leur nouvelle vie. Je n’ai pas été enthousiasmée par Ariane et Sophie, pourtant des filles plus modernes que les deux gars. J’ai trouvé l’incident de la jeune Manouche bien choisi pour bien des raisons ainsi que la pêche des anguilles qui est pour moi la métaphore des derniers plaisirs d’enfant.
J’ai remarqué aussi que votre style était plus grave ou avec un style plus soutenu, et ça fait un petit effet patriarche comme si vous vous regardiez à l’âge de Jean-Joseph et que vous vouliez revivre l’impétuosité de son âge. Pas mal. Il y a aussi les détails délicieux de la région de Brive et les fumets du bien-vivre heureux. J’ai bien aimé le cheval Czar. Vous avez bien décrit le tandem homme et cheval.
On aime .

Thérèse M a dit…

Pour entrer dans l'univers de Jean-Marie Mignon, il faut faire une pause, laisser loin de soi toute agitation extérieure. Là, on se surprend à être de plein pied dans un monde où la langue française prend toute sa saveur au bénéfice d'une histoire où le héros n'est pas vraiment un "héros".
Un nouveau roman où l'on pénètre à pas feutrés pour ne pas déranger les personnages dans leur prise de conscience que le choix d'un acte génère des responsabilités à assumer.

Denise B. a dit…

Je me suis égarée avec bonheur chez l'auteur, retrouvant ça et là la brillance d'écrits antérieurs, l'exactitude géographique, la recherche historique et tout l'optimisme de cette belle histoire.

Marie Solignac a dit…

Un monde hors du temps, dans des campagnes et des villes sans vacarme ; au fil des événements et des non événements les personnages fabriquent leur vie et se prennent à leurs propres filets.
Deux belles boiteuses au rôle prophétique tirent leur épingle du jeu. Mythologique, finalement….

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